Maybe if you weren't a monster (DS)

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MessageSujet : Maybe if you weren't a monster (DS)   
Dim 14 Jan - 21:54

maybe if you weren't a monster.Les rayons de lune tâchent le jardin d'argent et je ne peux pas décrocher mes yeux du spectacle de la pluie s'écrasant sur les immenses feuilles vertes de mes arbres. J'en ai les yeux humide de les voir si beaux. Ma main laissera sans doute une trace sur la baie vitrée mais je m'en soucie autant que de mon dernier repas, j'en ai absolument rien à foutre. J'en oublie de compter les heures, j'en oublie de dormir ou de m'ennuyer, j'ai presque l'impression de redevenir moi-même l'espace d'un battement de coeur. Mère Nature. Créatrice, celle qui leur donnait de l'amour et de l'attention, celle qui les protégeait. Si seulement j'avais pu les protéger un peu plus longtemps. Mes yeux finissent enfin par s'arracher à leur contemplation pour se poser sur l'horloge murale. 2h48. Ca faisait presque sept heures que je n'avais pas bougé. Surpris que le temps soit passé si vite, je vais me servir un grand verre de jus de fruit dans la cuisine et remarque au passage que ces connards de journalistes sont toujours au pied de ma villa. Ils me lâcheront plus, c'est clair. Pas depuis l'autre jour avec Lune et toutes les rumeurs qui se sont mises à circuler sur mon compte. Un candidat aux présidentielles est homosexuel. Ca ferait leur Une sans problème. Je soupire en sortant mon téléphone de la poche de mon jean. Ca va bien deux secondes ces histoires, j'aimerais effacer leurs mémoires à tous, ou mieux, les rayer de la carte, ça ferait ça de moins à écraser. Mon doigt glisse jusqu'à un numéro en particulier associé au surnom tout à fait charmant de mon assistant. Sous-race. Je l'appelle et ne lui décroche que quelques mots. « Il y a une urgence chez moi, je t'attends. » Je raccroche sans écouter sa réponse, de toutes façons c'est pas comme si il avait le choix. Je tiens sa vie entre mes doigts, je pourrais en faire ce que je veux. Je pourrais le tuer. Je me demande s'il le sait. Je rince soigneusement mon verre avant d'aller préparer ce dont il aura besoin. Je capte l'éclat de mes yeux argentés dans le miroir de la salle de bain et je pense subitement à Lune. J'aimerais qu'il vienne vivre avec moi, pour l'avoir sous les yeux, tout le temps. Je secoue la tête. C'est vraiment une idée ridicule. Une idée d'humain. Je surveille l'arrivée de Dae-sung par la fenêtre. Il a intérêt à venir en voiture, je vais avoir besoin d'une voiture.
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MessageSujet : Re: Maybe if you weren't a monster (DS)   
Dim 14 Jan - 22:47

confessions nocturnesft. v̶i̶t̶a̶a̶  silver hazard-mori




Un seul coup de fil. 10 mots. 31 lettres. C'est tout ce qu'il faut pour que Dae-Sung passe d'un état presque comateux, étalé sur son lit, à quelqu'un qui fouille furieusement les vêtements qui trainent dans le meuble de sa chambre.

Il avait été réveillé subitement par son téléphone qui chassait furieusement le silence de la pièce, au son d'une sonnerie personnalisée pour un certain contact. En regardant l'écran, les yeux plissés par la luminosité trop forte, il vit un seul mot "Patron ( ゚Д゚)<!!", qui lui fuit décrocher le plus vite possible, mu par l'adrénaline que son cerveau venait d'envoyer dans tout son corps. Pas le temps de se plaindre, de râler ou quoi que ce soit de ce registre, la course contre la montre commençait dès que le coup de fil se terminait.


L'astre était habitué à ce genre d'appels mais il avait toujours du mal à s'y faire. Habillé de ses vêtements de repos, un t-shirt coloré et un vieux jean, il se dépêcha de monter dans sa voiture, un modèle d'occasion qui aurait sérieusement besoin d'être lavé si seulement son propriétaire en avait le temps. Malheureusement, à force d'enchainer les "appels d'urgence" et les "affaires à régler au plus vite", il avait perdu toute volonté de s'occuper de son apparence ou de celle de son véhicule. Ses cernes étaient surement son accessoire principal pour son look de ce soir, il avait réussi à s'endormir seulement quelques heures auparavant et il devait déjà rappliquer comme s'il avait le feu aux trousses - il valait mieux recevoir quelques PV et griller des feux rouges plutôt que de devoir subir la colère de son patron à une heure pareille.

Même pas le temps de se coiffer dans le rétroviseur, il fallait faire vite.
Il remarqua des hommes devant la propriété - surement des journalistes ? - et klaxonna avec plus de hargne que nécessaire pour espérer en faire fuir quelques un et éviter d'écraser les plus téméraires.

Se sentant observé, il n'osa pas courir à pleine vitesse alors il se contenta de marcher de manière très pressée, s'arrêtant essoufflé devant la porte. Il prit quelques secondes pour reprendre son souffle - plus longtemps et on le lui reprocherait - avant de sonner à la porte d'entrée, prenant les quelques secondes d'attente pour enfin réfléchir à ce qui venait de se passer. Ce genre de réaction était une sorte de réflexe alors la fatigue le poussait à se mettre en mode automatique sans même réfléchir à ce qu'on attendait de lui. Son portable lui indiqua l'heure : bien trop tard pour se balader dehors en plus nuit. Qu'est-ce qu'on attendait de lui, cette fois ?

Il détestait devoir faire le chien bien dressé qui rapplique dès qu'on l'appelle mais ça devait être plutôt plaisant, de savoir que l'on avait toujours quelqu'un prêt à offrir son aide (de plus ou moins bonne volonté, et surtout prêt grâce au chèque mensuel qu'il recevait, certes, mais c'était tout de même quelque chose). Si seulement le patron lui parlait un peu plus et qu'il comprenait ses motivations, peut être qu'il serait plus enclin à l'aider sans râler copieusement dans sa tête...

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MessageSujet : Re: Maybe if you weren't a monster (DS)   
Jeu 18 Jan - 17:52

maybe if you weren't a monster.Je plisse les yeux en le voyant arriver en trombe dans son horrible voiture et klaxonner comme un fou visiblement pour faire peur aux journalistes. Je soupire en me prenant le front entre les doigts. Décidément, cet empoté a toujours des idées de génie. Je descends les escaliers et lui ouvre la porte au moment exact où son doigt écrase la sonnette. Nouveau souffle agacé passant la frontière de mes lèvres et je le tire brutalement à l'intérieur. Les journalistes avaient déjà dû prendre bien assez de photos de lui comme ça. Je referme la porte d'entrée d'un geste sec avant de scruter mon assistant des pieds à la tête. Je l'avais surement réveillé. Dans un autre contexte, dans un autre univers, j'aurais pu m'en vouloir. Mais il était un quasar. Il pouvait être aussi gentil qu'il le voulait sur cette Terre -qu'il avait foulé sans permission- il restait une abomination de la nature, un aspirateur à vie. Le genre d'être qui détruit tout sur son passage. Un être créateur et un être destructeur ne pouvait pas s'entendre. C'est tout.

« Tu vas surement faire la une des journaux demain matin et t'as même pas prit la peine de te coiffer ? »

Si il y avait quelqu'un qui savait plus que n'importe qui à quel point l'apparence physique était importante pour les humains, c'était bien moi. Tout était question d'apparence. Un sourire sur un beau visage et on représentait le messie, une brulûre sur la joue et on était l'antéchrist. Le monde tournait autour des apparences, il suffisait de faire illusion. Et en parlant d'apparence, il était la pour ça.

« Suis moi. »

Je monte les escaliers en colimaçon et je le guide dans la villa, dix fois trop grande pour un seul être. La salle de bain, à l'image du reste, est immense et luxueuse. Je lui fourre un tube noir entre les doigts et j'esquisse un sourire narquois à son intention.

« Je peux plus sortir depuis... L'incident de la dernière fois avec mon "ami" »

Le mot m'arrache un rictus de dégoût. Les humains n'ont même pas de mot adéquat pour décrire la relation que j'entretient avec Lune mais de toutes façons, ce n'est pas comme si Dae-Sung avait besoin de connaître les détails. Je n'avais aucune idée de son utilité dans l'univers pour être honnête. A mes yeux c'était simple : il ne servait à rien, et tout ce qu'il faisait avait le don d'être un truc à ne pas faire. Heureusement qu'il rappliquait à chaque fois que je l'appelais. Comme quoi, l'argent semble motiver même ces abrutis d'astres qui ressemblent presque plus à des humains que les humains eux-même. Je m'appuie contre le rebord de l'évier, mes yeux gris perle fixés sur son visage à travers le miroir.

« Teins moi les cheveux. Et bien. Je peux pas me pointer dehors avec des cheveux blancs. »

J'avais enfin compris. Que je ne pouvais pas passer inaperçu comme ça. Et si j'avais toujours voulu attirer l'attention, j'avais besoin d'échapper à la vigilance du monde pour le moment. J'avais besoin de protéger Lune et j'en serais incapable si je restait aussi magnétique.

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MessageSujet : Re: Maybe if you weren't a monster (DS)   
Sam 20 Jan - 18:34

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Tu reprenais lentement ton souffle, encore si peu habitué à avoir des poumons. Il fallait encore parfait que tu te répètes mentalement ce que tu devais faire pour ne pas louper une étape. Inspire. Expire. Inspir-


et voilà Dae-Sung tiré de force par son patron à l'intérieur de la maison. Il ne peut s'empêcher d'être distrait et de contempler l'entrée, si grande, déjà bien plus grande que sa chambre. Peut être même plus grande que tout l'appartement appartenant à Ren. Mais le temps n'est certainement pas à la rêverie et plutôt aux reproches. Le bruit sec de la porte refermée violemment derrière lui le fait sursauter et un seul regard posé sur le visage de son hôte lui fait instinctivement serrer la mâchoire, s'attendant à tout mais surtout au pire. ... Tiens, l'apparence, cette fois ? Sa mâchoire inférieure se crispa assez pour entendre ses dents grincer, assez pour s'empêcher d'ouvrir sa bouche, même pour inspirer. Il savait que la seconde où ses lèvres s’entrouvriraient, il ne pourrait contenir le flot de remarques qui le démangeaient.

S'il avait prit le temps de se coiffer, il aurait droit à une remarque sur sa ponctualité déplorable ! Et puis, en quoi ça l'importait, Silver, que son secrétaire ressemble à quelque chose à 3 heures du matin. Ce n'est pas comme si on connaissait son nom, pauvre assistant qu'il était. Il n'existait pas, aux yeux de personnes et surtout pas aux yeux des humains, alors qu'on le prenne en photo et que l'on affiche ses épis sur les unes le lendemain... Les seules unes qui l'intéressait, c'étaient celles des journaux scientifiques comportant des publications sur l'astronomie et l'astrophysique, sans l'espoir secret de tomber sur son nom ailleurs que dans une note en pied de page en police 10.


... Mais pour tout un tas de raison, principalement la survie, il avait besoin de ce travail. Un astre employeur, c'était parfait pour s'attirer trop de soupçons de la part des humains, l'astre qui l'avait aidé à se remettre sur ses pieds après sa chute initiale avait été presque envieux qu'il ai réussi à dégotter aussi vite un travail aussi avantageux pour son espérance de vie. Ça, c'est ce qu'il se dit pour s'empêcher de répondre. Mais ce qu'il ne dit pas... Ce qu'il ne se dit pas, par incompréhension ou par déni - ou un mélange subtil des deux - c'est qu'il suffit de voir la mine renfrognée de son boss pour qu'il obéisse sans objecter. Alors une remarque sèche comme celle qu'il venait d'entendre le poussa presque immédiatement à tenter d'arranger sa chevelure rendue rebelle par le sommeil. Avec quelqu'un comme Silver, qui semblait presque émettre une aura d'autorité naturelle, il ne pouvait que s'exécuter immédiatement sans oser protester à voix haute.


L'astre suit docilement ce qui pourrait presque être vu comme son maître, dans cette villa immense. Il ne cherchait pas spécialement de point de repères pour pouvoir retrouver son chemin un jour car il sait très bien que la probabilité que Silver le laisse seul dans son manoir sans le surveiller est nulle. Pas infime, il a déjà vu l'infime se produire si on lui donnait assez de temps. Ici, c'était impossible. Mais son sens de l'orientation retenait tout de même la disposition de chaque porte : se repérer dans un univers s'éloignant de plus en plus rendait l'exercice presque ridiculement simple, même dans une maison aussi grande. Et pourtant, il se sentait si petit. Il n'avait été qu'un grand de poussière dans la colossale accumulation de matière qu'est l'univers, mais ici, tiré de force dans ce lieu étranger, ses épaules se crispaient et son dos se courbait, comme écrasé par la personnalité du propriétaire, qui avait imprégnée tout l'endroit.


Ce à quoi il ne s'attendait pas lorsque Silver se décida enfin sur une porte, ce fut de découvrir une salle de bain. On lui met entre les mains un tube, chose qu'il n'a jamais vue avant, avec un sourire qu'il découvre et qui le met déjà très mal à l'aise. Il hésite, ne sait pas trop quoi faire, mais se plie au final aux ordres et s'approche, peu assuré.

« - D'accord, finit-il par dire à voix basse en déglutissant.


Il est bien obligé de faire quelque chose alors il pose sa main sur le crâne de l'astre et commence d'appliquer le plus soigneusement qu'il peut la pâte colorée en commençant par l'origine de l'implantation de ses cheveux. Les pensées se bousculent dans sa tête sans qu'il n'arrive à en formuler une seule. Pourquoi veut-il se teindre les cheveux ? Qui est cet ami dont il parle et quelle relation ont-ils ? Et comment un être comme lui pourrait-il se lier d'amitié avec qui que ce soit ? Il avait essayé, au début, d'être sympathique. Tout ça pour se heurter à un mur d'indifférence. Alors qui avait réussi cet exploit ?

Mais il ne dit rien de tout ça. Il hocha la tête doucement, concentré sur sa tâche, donnant tout pour ne pas se rater et décevoir son patron. Était-ce aussi pour cela qu'il se pliait en quatre pour lui ? Il avait tout donné pour être sur Terre, alors si seulement la Terre elle même pouvait accepter sa présence...

« - Je vais faire de mon mieux.

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MessageSujet : Re: Maybe if you weren't a monster (DS)   
Dim 28 Jan - 20:15

maybe if you weren't a monster.Je vois son air confus, son regard surpris, il a l'air de ne pas savoir comment s'y prendre. Quel boulet, si j'avais su j'aurais engagé une fille. Étrangement, les femmes semblaient s'en sortir bien mieux que les hommes quand il s'agissait d'agir. Les hommes étaient couvés depuis l'enfance, comme je l'avais été par la femme qui m'avait recueillit, elle m'avait fait à manger, elle m'avait acheté mes vêtements, elle s'était occupée de tout à ma place. Je trouvais ça idiot, les humains ne savaient pas quand laisser leurs enfants se débrouiller et plus le temps passaient, plus ils devenaient tous bêtes et faibles, incapable des choses les plus simples, comme me teindre ces foutus cheveux en noir. Pourtant il n'avait pas dû passer des années sur Terre lui. Il avait l'air de débarquer de sa planète -c'est le cas de dire-, un alien parmi les humains, avec cette terrible incapacité à s'intégrer. La plupart des astres étaient comme ça, même si je n'avais pas su que c'était des étoiles, leur propension à la naïveté absurde et leur incapacité à faire quoi que ce soit les aurait trahies. Il finit par acquiescer doucement. Aucun caractère en plus. J'esquisse un petit sourire satisfait en m'asseyant sur la chaise que j'ai spécialement amené pour qu'il puisse atteindre mes cheveux sans monter sur un escabeau. Je suis prêt à l'interrompre quand je le vois mettre de la teinture sur sa peau mais je me contente d'observer. Les yeux rivés sur lui à travers le miroir, j'observe chacun de ses gestes concentrés et je me surprend à penser que dans une autre réalité, ça aurait pu être un de mes enfants. Et mes enfants auraient pu me laisser vivre. L'instant semble durer une petite éternité, et étrangement ses doigts souples dans ma chevelure ne me dérangent pas. Stoïque, comme d'habitude, j'observe son visage poupin et mes traits tranchants. Tant de différences entre nous, le jour face à la nuit.

Et puis, il faut attendre. Et l'attente est longue, beaucoup plus longue qu'avant. Je m'amuse un peu de son air incertain. Il ne sait pas s'il peut partir, s'il doit rester, si j'ai encore besoin de son aide ou même s'il peut se laver les mains. Et puis, ça finit par ne plus vraiment m'amuser et un sourire aussi doux que faux traverse mon visage.

« Lave toi les mains. Et pour la prochaine fois, tu n'es pas censé mettre la teinture directement sur ta peau. Tes mains vont rester noires quelques jours. »

Je continue mon observation, notant chacun de ses gestes minutieux. J'ai toujours aimé ça, l'observation, j'ai toujours été doué pour ça. Je finis par me lever en enlevant rapidement mon tee-shirt dévoilant ma fine musculature à mon assistant. Je me débarrasse de l'intégralité de mes vêtements sans aucune pudeur avant d'entrer dans la cabine de douche. La pudeur entre astres n'avait aucun sens. Déjà qu'entre humains je n'en voyais pas l'utilité alors... L'eau noire comme la suie roule le long de ma peau d'albâtre et je trouve ça presque beau même si le noir représente toujours les choses les plus nocives. Mon regard dévie vers l'astre. Trou noir. J'arrête l'eau en plaquant mes cheveux en arrière pour les essorer un minimum avant de sortir et de m'essuyer rapidement. Je souffle un éclat de rire en enfilant mon jean.

« Tu ne sais toujours pas si tu peux partir ou si tu dois rester. Tu devrais peut-être d- »

Ma main relâche le tee-shirt que j'allais enfiler pour se plaquer contre ma poitrine et mon genoux touche le sol. La douleur que je ressent subitement n'est pas comparable, très certainement parce que je n'ai jamais ressenti l'attaque de la douleur. Une immense aiguille semble s'enfoncer dans ma chair, se frayer un chemin entre mes os et percer mon coeur. Ou peut-être est-ce une lame déchirante, un cri dans la nuit, un coup de foudre. Je ne sais pas si la douleur est pire que la tristesse infinie qui m'accable, l'impression pendant un instant d'être revenu dans l'usine de fourrure, de voir un enfant mourir, massacré, de sentir qu'un lien est rompu. La douleur foudroyante s'efface aussi vite qu'elle s'est infiltrée et je me retrouve à quatre pattes, renversé par une pauvre vague de douleur venue d'on ne sait trop où, tremblant.

« Il y a un problème. »

Et pas un petit. Quelqu'un est mort. Et si ce n'est pas Althéo, alors c'est Lune. Je vois rouge d'un seul coup. Si quelqu'un avait osé touché à Lune... Si quelqu'un l'avait touché... Je me relève faiblement. Avant de m'éloigner vers la cuisine.

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MessageSujet : Re: Maybe if you weren't a monster (DS)   
Lun 29 Jan - 22:46


Dae-Sung s'appliquait, il faisait de son mieux, au point de ne plus penser à rien à part la chevelure de son patron. Il ne pensait même plus au fait que c'était son patron, sinon il en aurait peut être profité pour faire quelques gaffes accidentelles à l'arrière de son crâne, là où il ne pouvait pas vérifier... Mais le connaissait, il s'en rendrait tout de suite compte et trouverait le moyen de rendre sa vie encore plus minable. Alors l'idée ne reste que ça, une idée qui le fait un peu sourire intérieurement mais vite effacée par la hiérarchie et l'angoisse que Silver arrivait à inspirer en lui. Il était son employeur et pouvait décider du jour au lendemain de le mettre à la porte mais il y avait bien plus que ça, cet homme... Il dégageait un sentiment de puissance, quelque chose de menaçant qui suffisait pour faire dresser vos cheveux dans le creux de votre nuque. Ses regards glaçants avaient longtemps paralysé le jeune incarné avant qu'il n'arrive à s'y accommoder à peu près.

Il ne sait pas comment réagir face à cet homme. Il l'a tant observé, tant admiré pendant presque 5 milliards d'années ! Il aurait frémi devant toutes ces collisions avec des météorites s'il avait eu un corps à cette époque. Et bien qu'il ne soit qu'un concentré de gravité mortelle, il aurait volontiers soupiré de soulagement en voyant la vie reprendre après chaque extinction massive. Bref, il aimait la Terre, à sa manière un peu bizarre d'observateur lointain et timide. Un peu dérangé, peut être, mais certainement rempli de bons sentiments. Sauf que... Visiblement, la Terre ne l'aime pas. Pas une seule seconde. L'astre est novice en matière de sentiments mais il a vite appris à décrypter la posture de Silver, question de survie. Il peut presque sentir tout le déplaisir qu'il a de se tenir dans la même pièce. Alors Dae a appris à ne plus tenter d'impressionner qui que ce soit lorsqu'ils n'étaient que tous les deux. De ne plus croire que les astres sont une sorte de famille stellaire... D'être un peu moins naïf en débarquant avec des bons sentiments plein les poches et aucune armure face aux remarques jamais dites méchamment et pourtant si perfides. Il ne les comprend peut être pas totalement, mais son corps répond viscéralement.

Il le sent, au fond de son bide. Alors il hausse les épaules, tant pis s'il garde les mains teintées quelques jours, oui, il ne sait pas où se mettre. Après s'être autant appliqué, il a l'impression d'être vidé, atteint subitement par le manque de sommeil. Il se sent fatigué, beaucoup trop pour supporter le sarcasme et les moqueries habituelles. ... Donc, il s'exécute, encore une fois. Qu'il le veuille ou non, qu'il ai envie de rétorquer quelque chose ou de vraiment obéir, il n'a jamais qu'une seule solution. Pendant qu'il frotte fort sur ses mains pour faire partir la couleur, récure et frotte frotte pour que le blanc apparaisse à peine sous l'encre noire - comme l'univers, comme la maison - il jette un coup d’œil pour observer son interlocuteur, occupé à se déshabiller.
Il a un joli corps, est-ce qu'il l'a réfléchi avant de s'incarner ? Le trou noir avait été si désespéré de s'incarner qu'il n'avait réfléchi à rien à part atterrir avec succès sur Terre, coute que coute. Et puis, à quoi ça sert un corps, de toute façon, qu'il soit joli à regarder ou pas, le but c'est de pouvoir agir, pas de se regarder. Se regarder, il l'avait très bien fait pendant bien plus longtemps que n'importe quel narcissique terrestre, quand il n'avait que ça à contempler. Lui ou le vide.


Évidemment, le rire assassin est de retour dès que l'eau se coupe, la trève était trop belle pour durer. Mais Silver ne finit pas sa phrase, il chute, il-


Toi aussi tu sens qu'il y a un problème. Tu ne comprends pas.
Agrippes toi au lavabo, agrippes toi fort fort, si fort que tes phalanges blanchissent jusque sous le noir qui les teinte encore, oublie l'autre, tu ne le vois même plus, plus que tes mains.

elles sont blanches

si blanches, plus blanches que ta peau ne l'as jamais été

Elles se serrent plus et plus et tu as mal mais tu penses juste à la lumière qui s'en émane tu penses à chez toi, perdu là haut, à ces lumières que tu voyais de loin

la lumière en toi, si alourdie, si lente contre ta gravité, emprisonnée en ton cœur
bloquée

tu l'as aspirée en toi pendant si longtemps qu'aucun humain n'est capable de compter précisément, tu l'as gardée, au chaud, comprimée avec les autres particules, agitée, elle rebondit contre les atomes, les molécules, elle se cogne et se re-cogne mais ne t'échappe jamais


sauf là

elle est là
elle ressort
le photon de trop qui fait déborder le trou noir


ta peau brilles, elle est belle, dans cette salle de bain mal éclairée, elle est si belle, cette lumière qui s'échappe difficilement de tes mains de jais

tu as peur d'enfin voir la lumière échapper d'entre des mains serrées mais tu l'aimes déjà, cette lueur

« Il y a un problème. »

Oui.
Un gros problème.

Une fois passé l'émerveillement, la lumière s'affaiblit un peu mais elle reste là, impossible à contrôler, elle le nargue et l'inquiète. Impossible de passer pour un humain, avec une dégaine pareille.


Il ne sait pas comment gérer ça. Exister, c'était déjà un tel poids... Mais Silver, il semble prendre ça si bien. Il semble presque normal, une fois debout, déjà parti. Il sait où il va, au moins. Alors Dae le suit, sans chercher à se demander où ils vont. Si quelqu'un sait, autant lui faire confiance.

L'astre ne réfléchit même plus aux portes, au couloir, à la maison, rien. Il est partagé entre l'envie de continuer de s'admirer et la peur de sortir ainsi. Au moins, il sont dans la cuisine. La cuisine, c'est rassurant, comme pièce. Celle de Silver, pas tellement, mais il pense à celle de l'appartement, celle remplie des odeurs des plats de Ren et même si ce n'est pas la même, ça le rassure un peu. Assez pour qu'il se laisse distraire par son environnement. De toute façon, si Silver a un quelconque plan il se doutait qu'il décide de le partager dans les moindres détails avec lui, donc autant se laisser aller et suivre le courant.

Il s'approche du plan de travail par curiosité, se demandant ce qu'un être aussi froid pouvait bien avoir pour ses repas. Ces fameux repas d'hommes d'affaire qui consiste en une boisson qui contient tous les nutriments nécessaires pour la journée sans perdre de temps à manger ? Ou des plats raffinés, préparés avec les ingrédients le plus sophistiqués de la planète ? Ouvrir le frigo semble un peu intrusif, mais regarder ce qui traîne, ça ressemble un peu moins à quelqu'un qui fouine. Il est un peu déçu de simplement voir des fruits dans une corbeille très moderne. Des oranges et des pommes, ce n'est pas très palpitant, il aurait voulu voir des milkshake bizarres, des barres protéinées, de l'eau des montagnes de l'himalaya, quelque chose. Il continue de s'approcher tout de même, toujours aussi curieux, trop pour son propre bien, il prendrait bien une poire, ce n'est pas grand chose vu l'argent que doit se faire celui qui remplit le frigo. Ses doigts se rapprochent furtivement pour ne pas se faire gronder, il y est presque,il la touche du bout des doigts et...

Il recule brusquement, un mouvement de recul soudain comme s'il venait se bruler, et jette sans le vouloir un coup d'oeil dans la direction de son hôte avec un air inquiet, se demandant s'il vient de voir ce dont il venait d'être témoin. Beaucoup plus nerveux que quelques secondes auparavant, il tente de s'éloigner de la corbeille comme si de rien n'était, espérant que son patron ne remarque pas qu'en plus de briller, en s'approchant des fruits, son assistant venait de les faire se flétrir et se ratatiner sur eux même... Il pouvait sentir leur odeur, un peu plus forte maintenant qu'ils avaient muris, mais avec un peu de chance, Silver sera trop occupé pour le remarquer ?
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MessageSujet : Re: Maybe if you weren't a monster (DS)   
Mar 30 Jan - 1:22

maybe if you weren't a monster.J'attrape nerveuse mon téléphone portable qui trône sur le bar pour envoyer des messages frénétiques à Lune. Je prie pour qu'il me réponde, pour qu'il me dise où il est, pour qu'il me dise qu'il va bien. N'importe qui pouvait mourir, n'importe qui sauf lui. C'était le seul qui importait vraiment au fond. Je rejette le téléphone contre le marbre noir en relevant les yeux vers l'intrus. Je penche la tête sur le côté, intrigué. Quelque chose à changé, je ne l'avais pas remarqué jusque là, trop occupé avec l'angoisse qui avait envahit l'intégralité de ma personne en pensant à la possible disparition de Lune. Même si j'avais déjà été séparé de lui, ça n'avait jamais été une rupture définitive, la mort en était une.

Mes yeux perçants se promènent sur sa peau lumineuse et je me surprend à penser que c'est beau, bien qu'extrêmement inconvénient, je n'avais aucune idée de la façon dont on pourrait cacher ça si ça ne s'arrêtait pas.

« Quelque chose a changé. Quelqu'un est mort. Il faut que je sache qui. Et toi ce serait bien que tu t'éteigne, on n'a vraiment pas besoin de se faire repérer plus que- »

Mes mots s'estompent froidement et mon regard surpris s'agrandit. Non seulement il a essayé de me voler un fruit, ce dont, honnêtement je me serait fichu de quelque chose d'aussi futile en temps normal. S'il a faim, qu'il mange. Le problème, c'est ce que ses doigts monstrueux font au fruit juteux. A peine l'a-t-il effleurée que la poire se recroqueville, noircit, pourrit jusqu'à en être quasiment réduite en cendre. Mon regard acéré se durcit subitement et une grimace de dégoût déforme mes traits tandis que je fais le tour du comptoir en marbre. Le revers de ma main le frappe si violemment qu'il en vacille avant que je ne l'attrape brutalement par la gorge, le trainant violemment jusqu'au mur le plus proche afin de l'y plaquer. Ma voix n'est plus douce mais sifflante et perfide comme le serpent qui sommeille en moi. Si les regards pouvait tuer, il en serait déjà réduit à néant, foudroyé par la hargne que je lui renvoie.

« Monstruosité. Parasite. Je savais que tu n'étais bon qu'à détruire. Comment un quasar pourrait vivre décemment sur un sol aussi pur que le mien sans en détruire la moitié au passage ? Je ne sais pas ce que j'espérais en te laissant la vie sauve. Tu es comme les autres, tu ne mérites pas la vie. »

J'ai envie de le détruire, de le massacrer, de réduire ses os en poussière un à un, d'enfoncer mes griffes d'animal blessé si profondément dans sa chair qu'elles y laisseraient de profondes blessures sanglantes. Et plus je m'énerve, plus ma poigne se resserre sur son cou blafard de cygne. L'apparence est toujours trompeuse. Je vais le tuer. J'ai envie qu'il meurt. J'ai envie que quelqu'un meurt. Que quelqu'un meurt pour moi, pour Lune, pour la vie. Simple sacrifice divin comme ils avaient l'habitude d'en faire quelques années auparavant. Simple offrande à ma personne qui l'a accueilli sur cette planète sans rien dire.

Et puis, il y a ce bruit, insistant, qui me sort de ma torpeur, dévie mes orbes grises vers la porte d'entrée. On sonne, Silver. Quelqu'un est là pour toi. Est-ce que je le tue ? Ses mots me reviennent en mémoire et je le relâche ma poigne d'un coup, le laissant tomber comme une poupée de chiffon usée. Je vais faire de mon mieux, qu'il avait dit.

« Ne touche plus à rien. »

Ma poigne est beaucoup trop brusque, aussi bien sur la poignée de la porte que sur les vêtement de l'inconnu que j'attire brutalement à l'intérieur en claquant la porte derrière lui. Surpris mais heureux, il fait frétiller le flash d'un appareil photo contre mes rétines. C'est trop, beaucoup trop pour moi. Un grondement monte et pendant un instant, j'ai l'impression qu'un loup est là, tout près, avant de me rendre compte que c'est moi. Le coup contre sa machoire part trop vite pour qu'il ait le temps de réaliser ce qu'il lui arrive. Il se retrouve à quatre pattes et crie en essayant d'atteindre le salon. Mon pied s'écrase contre son dos pour le plaquer au sol et je jette un regard blanc sur mon assistant qui m'observe.

« Regarde. C'est à cause de gens comme lui que je suis en train de mourir. Ils sont avides. Ils en veulent toujours plus. Tu ne comprends pas, pas vrai ? Tu ne sais pas pourquoi il va mourir ? »

J'esquisse un sourire douloureux avant d'attraper l'homme par les cheveux.

« Il va mourir parce qu'il n'a pas su s'arrêter. Il serait prêt à n'importe quoi pour un peu d'argent. N'importe quoi. Y compris massacrer des animaux, même pas pour les manger, non, juste pour le plaisir. Y compris aller chercher des ressources qui ne lui sont pas destinées, lancer des bombes atomiques ou faire fondre la banquise. »

Je finis par me taire, sans le quitter des yeux. J'aimerais qu'il comprenne. Il ne pourra pas. Personne ne peut. Je serais toujours seul. Il n'y aura jamais que moi et Lune. Mes mains attrapent sa mâchoire et d'un mouvement sec, je lui ôte la vie sans remords avant de le laisser retomber en entendant mon téléphone vibrer. Je me précipite dessus, c'est Lune. Et Lune est chez Althéo. Lune est vivant. Je souffle de soulagement avant de me mettre à réfléchir à toute vitesse.

« Amène ta voiture devant la porte. Je dois aller quelque part avant de m'occuper de lui. »

Je désigne la dépouille du journaliste d'un geste vague. Avant de tourner vers le visage blême de l'astre. Je ressent l'intense besoin de m'expliquer, de me justifier, d'être pardonné et compris.

« Un jour, tu comprendras. Peut-être. »

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MessageSujet : Re: Maybe if you weren't a monster (DS)   
Lun 12 Fév - 22:11


je ne dis pas que cela est juste, je dis que ça soulage
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Les fruits flétris évoquaient certaines natures mortes peintes à la renaissance, bien que Dae-Sung Lee n'en ai jamais vues, ce qui ne l'aidait pas vraiment à apprécier son "oeuvre". La notion de vanité ou de rappel à la mortalité imminente et présente malgré les richesses matérielles de ce monde lui passaient totalement au dessus, occupé qu'il était à jeter des regards inquiets à son hôte. Evidemment, qu'il remarque. Evidemment, qu'il lui réserve une de ces expressions faciales que le pauvre n'arrive pas à déchiffrer mais qui lui fait pourtant comprendre au fond de ses tripes que ça ne va pas. Évidemment que-

La claque le fait tituber. Il ne ressent même pas la douleur, au premier abord, tout étonné qu'il est.  Instinctivement, sa main encore noircie et tachée touche sa joue, stimulant encore plus ses récepteurs de douleur. Là, il la sent venir, elle enflamme son visage, assez pour que des larmes perlent au coin de ses yeux. Son corps réagit mais son esprit n'arrive toujours pas à comprendre. C'est la première fois qu'il se fait frapper ? Qu'est-ce qui vient de se passer ? Quelqu'un... Lui en veut à ce point ? Pourquoi ça fait aussi mal, bien plus mal que de s'écraser au sol ?


Mais Silver n'est pas assez clément pour lui laisser du répit, non. Il s'empare de sa gorge, la serre, fort, si fort qu'il ne respire plus. Récemment incarné, il ne respire pas depuis longtemps. La première fois que ses poumons se sont gonflés et empli d'air, c'était même douloureux, il avait l'impression que quelque chose le brûlait de l'intérieur. Mais depuis, ils avaient toujours été remplis de suffisamment d'air pour vivre. Suffisamment pour parler, rire, marcher. Pour la première fois en quelques mois, il était à nouveau vide, sans air, et cette brûlure revenait, lui faisait serrer les poings en vain, lui donnait envie de crier mais comment faire sans air pour faire vibrer ses cordes vocales ? Comment faire quand ce regard le cloue sur place et lui fait regretter l'ensemble de son existence en quelques secondes seulement ? Bien sûr qu'il a mal, bien sûr que des taches noires mouchettent sa vision, que ses poings se desserrent contre sa volonté alors que ses muscles se détendent peu à peu, sans oxygène. Il le sait, comment le sang apporte l'énergie nécessaire à son organisme. Il le sait, que ses poumons ne se gonflent plus, que ses jambes qui touchent à peine le sol ne pourraient même plus soutenir son poids, que ses bras ne peuvent que pendre inutilement le long de son corps, que ses vaisseaux sanguins éclatent sous la force qui écrase son cou. Que son cœur ralentit.

L'astre aimerait se dire que le plus douloureux, c'est ce venin qu'on lui crache à la figure, tout ces mots qui brisent tout ses espoirs d'un jour être... apprécié ? toléré, par cette personne qu'il admire à sa façon. Il voudrait bien se raconter qu'entendre ça lui brise le cœur et lui fait bien plus mal que n'importe quel coup de poing, comme il l'a si souvent entendu dans les chansons d'amour qui passent à la radio. Si seulement il n'avait qu'à supporter la douleur de ses espoirs piétinés, de se faire reprocher quelque chose qu'il n'a jamais choisi. Allez le dire à ses particules avant sa formation, qu'il ne voulait pas de cette gravité mortelle ! Mais la vie, c'est pas comme la radio. Forcément que les coups font mal, bien plus mal que n'importe quelle insulte.

Dans quelques minutes, ce sera son cerveau qui réclamera de l'oxygène. Alors il a beau entendre tout ces mots horribles qu'il aurait voulu ne jamais écouter, c'est le cadet de ses soucis, il n'a même pas le temps de les digérer ou de penser rationnellement. De penser tout court. Son système nerveux n'est plus qu'un centre d'alerte paniqué assourdi par les alarmes qui sonnent de toute part. arrête arrête ça fait mal s'il te plait je respire plus j'ai mal tu me fais mal je veux pas je veux plus je veux pas mourir j'ai peur de mourir pas maintenant pas là pas comme ça pas ici pas aujourd'hui pas quand ça fait mal comme ça


Alors que ses lèvres se teintent de bleu, son corps s'éteint. Il ne s'en rend même plus compte et ne peut donc pas vraiment apprécier la symbolique de la vie qui le quitte comme cette lumière qui l'avait pourtant habité quelques minutes auparavant. Même lorsque qu'enfin enfin enfin la pression sur sa trachée se relâche et l'air circule dans ses bronches, il ne profite pas de ce sursis qu'on lui offre. Sauvé par le gong, mais pour combien de temps ? Il chute sans même chercher à se retenir. Les mains du rescapé agrippent sa gorge, comme s'il n'arrivait pas à croire lui même qu'on l'autorisait à nouveau à respirer. A vivre. Il sent sa peau douloureuse, abîmée, griffée, saignante. Il sent l'air qui brûle à nouveau mais il continue d'inspirer aussi fort que sa cage thoracique le lui permet.

Dae ne peut plus retenir les larmes qui menaçaient de couler sur ses joues mais il a peur de la réaction de son patron alors il tente de les essuyer, de les cacher, car même s'il est visiblement à l'abri de la mort pour encore quelques minutes, il n'est pas à l'abri d'autres insultes ou de ce regard si méprisant qui le paralyse toujours. Mais même lui ne serait pas dupe s'il pouvait seulement se voir : yeux rougis autant par les larmes que par le sang, joues humides, lèvres tremblantes. Impuissant et tremblotant face à cette rage écrasante qui peut presque se ressentir dans l'air.


Il n'a même pas le temps de se remettre. Au début il ne comprend pas pourquoi un homme se retrouve subitement dans son champ de vision. Il ne comprend pas non plus de quoi Silver parle. ... Il est mourant ? Il a pourtant l'air en très bonne santé, encore vigoureux et plein de force, même. Il n'ose pas poser de question mais il répond pour lui de toute façon en lui parlant des hommes qui ne respectent pas la Terre. Que peut-il faire à part hocher bêtement la tête ? Oui, bien sûr que certains humains ne respectent rien, il le remarque tous les jours. Mais il ne leur reproche pas avec cette hargne, il ne va pas les étaler par terre et les dominer, il ne va pas leur cracher dessus et encore moins leur tordre le cou dans un craquement sonore qui le fait sursauter plus qu'il ne le souhaiterai.


L'astre en est prêt à se dire que c'en est beaucoup trop pour une soirée mais il est interrompu dans ses pensées par un ordre. Un ordre, c'est bien. Il déteste ça, bien sûr, mais c'est quelque chose qu'il est obligé de faire, ça le cadre. C'est presque rassurant. Il ne sait pas quoi faire ou dire alors on a la gentillesse de lui préciser ce qu'on attends de lui et ça le repose.

Alors il se lève docilement mais avec beaucoup de prudence. Il sait marcher mais il a peur de faire le moindre petit faux pas. Il se sent observé mais il continue de suivre bien sagement la consigne, en mode automatique, car réfléchir est devenu beaucoup trop fatiguant pour l'instant. Il ne fait même plus attention à si quelqu'un se trouve dehors, il veut juste atteindre sa voiture. Une fois assis dedans, ses épaules se relâchent immédiatement même s'il n'avait pas l'impression d'être tendu. Le rétroviseur lui renvoie son apparence navrante, mais malgré tout, c'est encore lui. Il repense à ses cheveux décoiffés, aux cernes. Les reproches précédents semblent si peu face au bleu qui orne sa pommette, ceux qui enserrent son cou, marques ensanglantées qu'il a essuyé comme il le pouvait avec son t-shirt ridicule. Il se gare devant la porte arrière et laisse le moteur tourner, profitant des derniers instants qu'il pourra passer seul avant de conduire.


Seul. Sans la rage, la folie meurtrière, qui s'est retournée contre lui. « Un jour, tu comprendras. Peut-être. » Peut être, oui. Mais ce jour n'est pas encore arrivé. Pour l'instant, il voudrait dormir et faire semblant d'avoir fait un cauchemar. Il croise les bras sur le volant et enfoui sa tête, se cache pour ne pas avoir à se retenir de pleurer, rien que quelques secondes. Il ne sait plus si c'est à cause de la douleur ou de la fatigue et suppose que c'est un savant mélange des deux.



Déjà, il faut partir. Dès qu'il entend la portière s'ouvrir il se reprend et essuie mécaniquement les traces des larmes qui s'accrochent à ses joues livides, prêt à démarrer. Il attend presque impatiemment le prochain ordre pour ne pas avoir à trop penser.
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MessageSujet : Re: Maybe if you weren't a monster (DS)   
Mer 7 Mar - 19:46

maybe if you weren't a monster.Je croise ses yeux rougis et humide lorsqu'il sort de la pièce et à peine là porte est-elle refermée derrière lui que je souffle bruyamment. Ca n'allait pas du tout. J'enchainais erreur sur erreur. Tentative de meurtre, je le laissais vivre, et puis je commettais un véritable meurtre devant ses yeux. Tout allait trop vite, je n'avais pas le temps de réfléchir, pas le temps de contenir la haine terrible qui courrait dans mes veines. Et la seule personne qui pourrait me calmer n'était pas là. Il fallait que je le retrouve. Il fallait que je le rejoigne et vite. Quelques grands pas précipités plus tard, j'ouvrais le placard de ma chambre pour en tirer un grand sac de sport. Ma main alla chasser les ceintres de ma vue pour ouvrir la voix aux différentes armes à feu trônant contre le mur du fond. Mes doigts caressent l'acier froid d'un M16 avant de le fourrer dans le sac. Je vérifie la fonctionnalité d'un beretta 92 et j'ajoute un fusil de précision à ma petite collection avant de fourrer un tas de munitions dans le sac noir. Vaut mieux être bien préparé, surtout avec un enfoiré pareil. Je jette le sac sur mon épaule et repars vers le salon à grand pas. Mes doigts s'agitent sur un petit boitier et tous les volets se ferment automatiquement. Il ne faudrait pas que les journalistes viennent fouiner et ne trouve le cadavre de leur collègue. La poignée de la porte dans la main, je toise d'un mauvais oeil la voiture de mon assistant. Ca ne va pas aller. On va mettre au moins quarante cinq minutes à arriver en ville avec une antiquité pareil. Le monde entier a le temps de mourir cinquante fois. Je laisse la porte grande ouverte derrière moi et marche à grand pas vers la voiture de Daesung. J'ouvre brusquement sa portière et le voit se redresser et essuyer ce qui me semble être des larmes. Mon visage reste de marbre face à cette démonstration de faiblesse mais mon coeur flanche une fraction de seconde. Il ressemble presque à un humain. J'ai créé les humains. Je chasse le doute de mon esprit et lui balance le sac sur les genoux.

« J'ai changé d'avis. On va prendre ma voiture. Sors de là et prends ça. avec toi. »

Je me précipite vers la maison, en ferme la porte à clefs avant de m'asseoir au volant de ma voiture de fonction et d'en faire vrombir le moteur pendant que la porte du garage s'ouvre. S'il y a bien une chose pour laquelle j'aime ces horreurs qu'ils appellent voiture, c'est la vitesse que ca permet d'atteindre. Le temps que ça permet de gagner. Ils manquent de temps. Les humains. Ils manquent cruellement de temps. Pourtant ils emploient celui dont ils disposent de manière ridicule. Le blanc éclatant de la Toyota dont le prix dépasse sans doute ce que gagnera mon assistant pendant l'intégralité de sa vie reflète la lumière de la lune. Je le scrute d'un oeil accusateur pendant qu'il monte dans la voiture. J'attend à peine qu'il ai refermée sa portière avant d'écraser mon pied sur l'accélérateur.

« Ouvre moi ce sac. Tu sais te servir d'une arme ? »

Un léger sourire étire mes lèvres. Je suis persuadé que non. Je suis persuadé que cet idiot est aussi naïf que les autres, qu'il n'a aucune idée de ce qui l'attend ici, de ce que je planifie ou encore de la nature de l'être humain. Lui aussi a dû croire que ce serait génial de venir ici, d'être aimé, de pouvoir toucher et goûter des choses.

Le paysage défile à toute vitesse autour de nous et mes yeux glissent vers l'aiguille indiquant 220 km/h. Lorsque le périphérique est enfin en vue, je passe une nouvelle vitesse et j'accélère encore. Je connais la route par coeur, il n'y a pas grand monde et surtout, surtout, je dois retrouver Lune.

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Maybe if you weren't a monster (DS)
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