come back to me ♯ joshua

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MessageSujet : come back to me ♯ joshua   
Mar 23 Jan - 19:36


come back to me


joshua | eden
il l'avait senti, comme une pique en plein coeur. elle l'avait traversé, de part en part. la nouvelle. il n'aurait su l'expliquer, il n'aurait clairement pas pu dire avec ses propres mots qu'il avait senti le soleil s'éteindre, qu'il avait senti althéo se faire arracher au monde des vivants. il n'aurait pas pu le dire parce qu'eden ne comprenait pas. mais antarès comprenait. antarès avait compris, dès la première seconde.

tu étais venu sur terre, tu avais ricoché dans ce corps, tu avais quitté ta prison de gaz et de feu, ton enfer pour trouver althéo. oh bien sûr tu voulais lui faire mal, sans réellement savoir pourquoi, mais tu voulais aussi te baigner dans sa lumière, dans celle de ce petit être ridiculement doux et humain. à moins qu'il ne soit divin. à moi qu'il n'ai été. n'ai été. il fallait se faire une raison. althéo était mort, et le silence était revenu dans le bureau, après ton cri de surprise, mêlé de douleur, de rage, d'incompréhension. et finalement antarès, tu t'étais tut. tu avais laissé eden s'en charger. eden qui réalisait qu'il était au courant de quelque chose qu'il ne devait pas savoir. eden qui réalisait quelque chose, eden triste, maladroit, eden perdu, eden fragile.

ha eden. ici, dans les locaux de la maison mère de l'entreprise des nataraja, tout le monde ne cessait de répéter que tu n'étais vraiment pas comme ton père. ton père était dur, froid, il passait son temps enfermé dans son bureau. mais ton père effrayait, il désarçonnait. et toi, si tu avais hérité de son éloquence et de son obstination à travailler à des heures indécentes, tu n'avais pas hérité de sa froideur. la plupart disaient que tu étais un patron exemplaire qui ne rechignait pas à accomplir parfois les tâches les plus ingrates, le genre de patron qui prend la peine de saluer les employés qu'il croise, qui n'hésite pas à discuter de tout et de rien dans l'ascenseur, un patron qu'on aime croiser. oui. mais pas tous. certains voyaient aussi en toi un patron dissipé, trop occupé par ses occupations en dehors du travail, par sa vie affective, par sa vie médiatique. un patron qui payerait le prix de sa jeunesse et de son insouciance. à ceux-là, tu disais : vous verrez ! un sourire aux lèvres. et tu avais raison.

sauf que ce soir là, cette nuit là, même si tu avais travaillé tard et qu'il n'y avait certainement plus que toi et le gardien dans l'immense bâtiment qui frôlait les étoiles, tu n'étais plus le patron, tu n'étais plus le fils nataraja. tu étais humain, tu étais fragile. tu étais l'homme qui avait répondu à un numéro inconnu pour lui faire la discussion. tu étais celui qui avait avoué à demi-mot ses pulsions suicidaires. tu étais la créature monstrueuse qui levait la main sur son mari. tu étais fragile, imprévisible, et la vie avait décidé de te voler encore un petit bout de ton coeur. althéo. ah althéo...

tu t'étais écroulé, ni plus ni moins, tu en avais chuté de ton fauteuil et tu t'étais retrouvé au milieu de ton bureau, sans trop comprendre, un enfant perdu en pleine mer. tu avais eu la force d'attraper ton téléphone et envoyer un sms au contact le plus proche. tu aurais aimé voir artémis, ou bien altaïr, ou même ton cousin, ta cousine. peu importait. mais non. non ton contact le plus accessible, c'était ton assistant.

URG. bureau, maintenant.

des assistants, tu en avais vu beaucoup se succéder, et jamais tu ne les avais gardés. trop dissipés, trop absents, trop humains, trop agaçants, trop gentils, trop vieux, trop tout. généralement c'était ton frère qui endossait le rôle, mais il n'y avait pas si longtemps, tu avais eu un coup de coeur pour un petit stagiaire des étages inférieurs et tu lui avais proposé le poste. comme ça. ton frère avait supposé que tu perdais simplement la tête, et il avait peut-être raison. mais toi tu avais étrangement adopté joshua. joshua était ... globalement ce qu'il te fallait. quelqu'un à martyriser mais pas trop, quelqu'un de disponible, de présent, quelqu'un capable de répondre vite au téléphone, d'anticiper tes demandes, et plus les semaines passaient, plus il s'améliorait. malgré toi, tu devais bien avouer que tu étais fier de lui. alors sans vraiment le remarquer, c'était à lui que tu avais envoyé le message.
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MessageSujet : Re: come back to me ♯ joshua   
Jeu 8 Fév - 17:32


come back to me


joshua | eden
Dans une brutalité étrangement douce, la ville s’était effacée. Pas longtemps, juste assez pour être remarqué. Tu avais fait comme les autres, tu t’étais arrêté au milieu du trottoir. Une demie seconde, peut-être plus, peut-être moins. Tu avais simplement lancé un regard à ces passants qui s’étaient figés. Tous au même moment. Si le tien était interrogateur, leur regard, à eux, semblait perdu. Ils n’étaient pas nombreux, mais tous étaient désarçonnés. Un haussement d’épaule avait suffi à te faire reprendre ta route. Si tu as cru ressentir quelque chose, c’est sûrement par simple naïveté. Rien ne s’était passé, rien de grave … Tu l’aurais su, toi, l’homme perspicace. Surtout, tu avais mieux à faire, toi, l’homme égoïste.

Pour être honnête, non, tu n’étais pas si occupé que ça. Tu jouais les hommes débordés en cherchant finalement à donner un sens à ta vie. Quand tu n’étais pas au travail, tu faisais comme ce soir : tu te perdais dans les rues. Tu allais là où on te demandait, d’un pas nonchalant. Tu te faisais désirer, mais tu ne trouvais pas beaucoup d’intérêt à côtoyer ces gens qui ne te trouvait pas plus d’intérêt que tu leur en portais. C’était un jeu ridicule, et pourtant tu t’y adonnais si souvent que tu t’ennuierais sans. Le travail, c’était tout ce qui t’occupait assez l’esprit. Parce qu’il fallait être réactif, il fallait faire de son mieux, il fallait faire ses preuves encore. Tu aimais le challenge. Pas surprenant que tu te mettes à courir après le message que tu venais de recevoir. Tu pouvais mettre tous tes contacts en muet, Eden ne l’était jamais. Il travaillait comme un fou et tu étais prêt à suivre le rythme, c’était un peu comme ta drogue. Malsain, sûrement, mais libérateur. Et tu avais probablement besoin de ce semblant de liberté que ça t’apportait. Ce n’était qu’une prison de plus, mais elle était confortable et valorisante.

Un simple signe aurai suffi à faire arrêter n’importe quel taxi, tu ne sais même pas pourquoi tu continues de courir. Sans t’arrêter ni reprendre ton souffle, tu traces ta route. La trachée qui brûle. Les cuisses qui fatiguent. Tu t’en fous parce que tu es presque arrivé. Encore quelques mètres. Tu débarques dans le hall avec plus de bruit que les militaires en Normandie. Le gardien essaye de t’interpeller mais tu n’entends pas, n’écoutes pas. On pourrait parler à un mur que ça aurait le même effet. Si tu t’arrêtais deux secondes, tu te demanderas pourquoi tu te mets dans un tel état pour un simple travail. Tu te dirais que ça n’a pas de sens. Mais là, tout de suite, précisément à ce moment, tu te sens important. Tu te sens demandé. Utile. Et il faut que tu sois là. Tu réponds toujours par la positive au demande d’Eden. C’est à cause de cette fascination certaine qu’il exerce sur toi … Tu es irrémédiablement attiré par son charisme, sa volonté. Et tu t’énerves parce que tout ne marche pas comme tu voudrais. Putain mais il va fonctionner ce badge, bordel de … Précipitation. Tu appuies une bonne dizaine de fois sur le bouton de l’ascenseur. Trop serviable. Tu mériterais une bonne claque pour te remettre les idées en place.

Une fois

Deux fois


Tu rentres dans son bureau sans son aval. De toute évidence, tu es sûrement trop essoufflé pour avoir entendu quoique ce soit si Eden avait parlé. Et ce calme te fige sur place. Tu repenses à ces signes avant-coureurs dans la rue, un peu plus tôt. Tu ne peux pas t’empêcher de te dire que c’est lié, même si c’est fou. Même si c’est con. Laisse le temps à l’oxygène de remonter au cerveau Josh. Vous m’avez appelé, je … J’ai fait au plus vite. Tu t’avances en même temps que tu parles et tu essayes de le remettre debout. Depuis combien de temps il est à terre ? Qu’est-ce qui peut bien faire flancher un homme comme lui ? Il a dix minutes, tu aurais répondu rien. Tu ne t’attendais pas à un tel spectacle, tu es pris de court. Alors tu préfères rester silencieux, à côté de son bureau, plutôt que de parasiter ce silence, aussi pesant peut-il être. Et il l’est. Comme si le malheur du monde pesait sur les épaules d’un seul homme. De cet homme, que tu avais devant toi. Monsieur, qu’est ce qui se passe ? Ce serait mentir que de dire que tu n’avais pas hésité à poser cette question.
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MessageSujet : Re: come back to me ♯ joshua   
Mar 20 Fév - 20:58


come back to me


joshua | eden
vous m’avez appelé, je … j’ai fait au plus vite.

un semblant de sourire, tu t'accroches un peu à joshua pour te relever, et puis tes doigts trouvent le rebord de ton bureau, et tu t'accroches. ha, tu ne pensais pas un jour avoir besoin de tant d'appuis, tant de soutiens pour tenir debout. et ça blesse ton orgueil, ça blesse ton égo. tu ne t'es jamais cru parfait, ni infaillible, eden, mais tu pensais être au moins assez fort pour encaisser la plupart des chocs, comme tu avais encaissé la mort de tes parents. ça avait été dur, mais tu n'avais pas pleuré. parce que tu n'avais pas eu le temps, parce que personne ne t'en avais laissé l'occasion. altaïr savait à quel point tu pouvais être instable, et altaïr s'était méfié, il avait juré de veiller sur toi, de loin, de peur que tu ne fasses une bêtise. mais tu n'avais rien fait d'autre que ce qu'on t'avais demandé de faire, ce qu'on t'avait montré et ordonné. tu avais été un enfant sage, un enfant obéissant, et tu avais voulu marcher dans les traces laissées par tes géniteurs, ceux dont tu aurais depuis longtemps oublié le visage si on ne te montrait pas si régulièrement leurs portraits, si ces mêmes portraits n'ornaient pas la maison. comme une menace constante, planant au dessus de toi si toute fois tu n'étais plus à la hauteur. et dans l'instant, tu ne te sentais définitivement pas à la hauteur.

monsieur, qu’est ce qui se passe ?

tu ne peux pas te permettre d'avoir la vérité, même à demi-mot, parce que tu n'es pas sûr. tu n'es pas certain de ce que tu pourras lui dire. entre la sensation étrange de ces dernières semaines, ces derniers mois, cette certitude qu'althéo lurantis est mort, ces migraines constantes et ton bilan de santé qui ne révèle rien d'alarmant... non, définitivement tu ne sais pas quoi lui dire. tu n'oses même pas le regarder, de peur qu'il arrive à lire à travers les failles de l'homme affaibli que tu es. de peur qu'il ne voit antarès, quelque part, dans la pénombre.

je ne sais pas.

tu avoues, tout bas, avant de te relever encore un peu plus, de te redresser de toute ta hauteur, et finalement tu soupires tout bas, tu reprends ta contenance.

j'ai appris une mauvaise nouvelle.

tu supplies intérieurement pour qu'il ne soit pas trop curieux, tu hésites un peu. si c'est vrai pour althéo, alors il te faudra prévenir artémis, à moins que ce dernier ne soit déjà au courant. tu inspires, et puis tu expires à nouveau. tu ne sais pas trop comment t'y prendre, les mots à dire pour ne pas avoir l'air trop bizarre, trop suspect. tu ne sais pas comment justifier le fait que tu l'as appelé, là, au beau milieu de la nuit, que tu l'as dérangé.

il faut que vous fassiez parvenir des fleurs à mon époux, à la première heure. et j'ai besoin de vérifier une information.

un moment de silence, de suspend, tu ne sais pas trop si c'est à toi de vérifier ça, tu ne sais pas trop comment tu réagiras si c'est vrai, alors qu'au fond de toi, tu sais que c'est vrai, comme s'il faisait déjà un peu plus froid, ou que la lune était en deuil, là-haut, derrière les nuages.

j'ai besoin que vous contactiez althéo lurantis pour moi, joshua.
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