Visite impromptue

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MessageSujet : Visite impromptue   
Sam 17 Mar - 19:26


Visite impromptue


29.01.2018 - 22h30
Perdu dans les beaux quartiers, à deux rues de la colocation. J’étais déjà passé trois fois devant ce café, j’en étais sûr. Et j’étais gelé. Cette première sortie était un échec total. Mais cela faisait très exactement dix jours que je n’avais pas mis le nez dehors. Je n’avais pas pu résister à l’envie de prendre l’air. C’était même un besoin impérieux. Regarder les étoiles à travers la vitre ne me suffisait plus. Alors j’avais cherché un endroit calme pour lever le nez et passer un petit moment en tête à tête avec le ciel illuminé.
Seulement maintenant je ne savais plus où j’habitais. Je n’étais même plus sûr de l’adresse de Ren, alors autant dire que demander mon chemin était encore plus hasardeux. Mais si je continuais de grelotter, j’allais de nouveau tomber malade. A cette seule idée, j’eus encore plus froid qu’avant. C’est là que je remarquai une porte entrouverte à l’arrière d’un bâtiment. Je jetai un coup d’œil autour de moi. Je pouvais me mettre au chaud dans un bar, le temps de reprendre mes esprits, mais cela impliquait de payer. Je n’avais pas un sou sur moi. Les vêtements que j’avais empruntés à Ren étaient vides, bien évidemment – et puis je n’allais pas vivre à ses crochets toute ma vie. La veste que je portais était en tout cas bien trop fine pour que je reste dehors par ce froid. Alors je pris une décision et refermai la porte derrière moi. Une lumière s’alluma soudain, à peine avais-je franchi le seuil. Je sursautai. Personne. Je fis quelques pas dans le couloir et distinguai une porte au bout, que je poussai. J'étais face à un escalier et je me mis à monter les marches sans plus réfléchir. J'ignorais où j'étais mais l'endroit était silencieux et plus chaud que la rue.

Je ne savais pas depuis combien de temps je montais les escaliers – la notion du temps était quelque chose de très déstabilisant pour moi depuis mon arrivée sur terre. A un étage, j'entendis un peu de bruit. Intrigué, j'hésitai quelques minutes avant de décider de m'y aventurer. Les couloirs étaient larges et clairs et presque tous s'éclairaient sur mon passage. A aucun moment je n'eus l'idée que ma présence pouvait être interdite dans ces locaux, encore moins que je pourrais faire quelque chose de mal en venant m'abriter du froid. Et puis on aurait dit un lieu de travail et à cette heure-ci tout le monde devait être rentré chez lui.

Sur ma droite, alors que je flânais, un garde-corps en verre laissait voir le hall quelques mètres plus bas. La cursive faisait apparemment tout le tour de l'étage ovale, desservant les différents bureaux et espaces. C'était impressionnant comme lieu, surtout que je n'avais jamais mis les pieds dans un tel endroit.
Sauf que de l'autre côté de la grande passerelle qui coupait l'étage en deux - et passait au-dessus du vide - je vis un bureau éclairé. Je m'arrêtai alors et fronçai les sourcils. Non, à cette distance et dans la semi-obscurité, je ne pouvais pas voir s'il y avait réellement quelqu'un. En voulant me pencher pour mieux voir, je renversai sans le vouloir un présentoir sur le sol. Effrayé par le vacarme que j'avais moi-même provoqué, je reculai vivement et un plaquai les mains sur ma bouche avant de rejoindre instinctivement un recoin. Je venais de connaître un réflexe purement humain : se cacher, s'abriter, s'éloigner du danger.

©️ charney
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MessageSujet : Re: Visite impromptue   
Sam 24 Mar - 18:06


Visite impromptue

Il était si tard que tu avais perdu la notion du temps. Entre le travail et les soucis, tu t'étais donné du temps. Mais pour quoi au juste ? Réfléchir ? Te déconstruire pour tout reconstruire.
Tu tends l'oreille, assise sur ta chaise de bureau, trônant au sommet de cette tour impénétrable. Reine des affaires, pseudo-meurtrière. Le journal d'il y a deux semaines traîne encore sur un coin de l'immense bureau sur lequel rien ne s'étale. Le silence envahit la pièce, et ta carcasse usée se prélasse. Les derniers employés viennent de quitter l'immeuble et seul le tic tac de l'horloge émet désormais un son. Tu bloques ta respiration. Les lumières du couloir s'éteignent et tu demeures désormais des reine de l'isolation.

Les minutes, les centaines de secondes passent et rien ne se passe. Concentrée, absorbée par ce travail qui si tard t'agace... Un vacarme retentit alors non loin de là ou tu te trouves. Pourtant les derniers employés sont rentrés chez eux. Ton garde du corps a eu pour ordre d'aller se reposer car tu ne comptais pas partir avant le début de matinée. Sur tes gardes, tu tires le tiroir du bas pour te munir d'une arme, pas réellement certaine que cela soit nécessaire. Mais si c'était un voleur, il faudrait agir vite. Tu entrouvres alors la porte, prudente, pour te diriger à pas de loups en longeant la baie vitrée vers l'accueil de l'étage.

« Je vais être très clair. S'il y a quelqu'un et que vous ne vous montrez pas, je tirerai sur tout ce qu'il bougera. Si j'étais vous, je sortirai immédiatement. »

Tu te voulais autoritaire et ferme, mais pour éviter tout accident regrettable. Une femme, armée et solide, mais qui se devait d'être sur ses gardes face à un possible attentat ou pire, un enlèvement. Il ne manquerait plus que ça, qu'on ose s'attaquer à toi, Ernestine De Rosalie. Tes ennemis te sous-estimaient sûrement à croire que des débris au sol pouvaient te mettre en péril. C'était aux qui périraient.

L'arme toujours braquée devant toi, tu entendis alors des pas derrière toi, ce qui te fit automatiquement changé de direction. Voilà que tu visais désormais ton garde du corps qui accourait, alerté par tes cris.

« Ah, c'est vous. J'ai entendu un bruit, et regardez les dégâts. »

Tu abaisses tes bras, le long du corps.

« Allez vérifier les étages inférieurs. Je reste là. »

Tu en aurais le cœur net.
Si intrus il y avait, pacifique ou menaçant,  il sortirait de son trou. Et tu étais prête à le recevoir.


 
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